La culture…

Vaste entreprise que d’en définir le sens exact dans ce monde contemporain qui oublie si vite d’où il vient, ce qui l’a précédé, construit, conduit à être ce qu’il est aujourd’hui. Des spécialistes s’en chargent toute la journée sur les ondes des organismes diffuseurs de leurs  » compétences  » à nous en donner l’éclairage officiel et parfois si parisien. Comme les journalistes, ils puisent dans leur environnement immédiat et propose une sorte de hit-parade de ce qu’il  faut absolument voir, lire, entendre, applaudir ou mépriser. J’aime écouter France culture car j’y apprend beaucoup de ce que j’ignore et j’ignore plus que je ne sais. Mais je suis frappé de la constance des invités qui brillent par leur appartenance au cénacle et à l’élite et qui bavardent  » entre » eux. Je suis frappé par exemple quand il s’agit d’art que ce sont rarement des artistes (sauf hyper confirmés (?) dans leur réussite sociale) vivant et travaillant dans leurs ateliers qui sont conviés à témoigner de ce que représente la difficulté mais aussi le bonheur, le quotidien  de cette activité dès lors que vous ne recevez aucune visite, considération voire subvention, parce que vous n’êtes tout simplement rien tant que les filtres d’une sélection de spécialistes du bavardage et du commentaire officiel ne vous ont pas  » seléctionnés  » . La tristesse de cette culture revendiquée par la gauche Langiste c’est qu’elle demeure élitiste, close et affaire de spécialistes parfois  » éclairés » . La culture est trop souvent une affaire de soustraction de ceux qui l’incarnent et d’addition de ceux qui en parlent. La galerie d’art comme le musée deviennent des magasins de luxe et non des lieux d’expérimentations et de curiosités élargies. Il n’y a pas dans toutes les villes de France de théatre, de lieux où la création peut, à tout le moins montrer, ce qu’elle propose. Supprimons la télévision et plaçons ses considérables budgets dans la création de lieux de culture si chers à Malraux, de façon à ce que la création artistique -qu’elle soit littéraire, spectaculaire, ou picturale (dit de façon très généraliste)- soit l’énérgie qui rassemble, constitue étonnement et débat , rencontres, mixité sociale, enrichissement rural, urbain, régional et national. Que cette énergie des acteurs soit encouragée et non systématiquement critiquée et filtrée par la société du spectacle dénoncée par G. Debord.

à suivre 

Laisser un commentaire