La vanité (de parler de soi)…

Avertissement : cet article s’est écrit à la suite d’un message laissé sur mon blog.

Il est donc un peu  » partisan ». Merci

Gerhard Richter « Schädel »1983 95×90 H/T.Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

La figure de la vanité est, en art dans la majeure partie des cas, la (re)présentation d’un crâne. L’extraordinaire simplicité (apparente) du « Schädel » de Richter est fascinante au sens premier du terme. L’imprécision des lignes par une maîtrise remarquable de la chair de la peinture, elle même, donne à ce  » flou » une vibration rétinienne hypnotique. Le « cœur » du crâne est à la rencontre des trois champs de couleur qui font la gamme complète, envoûtante de ce  » reste » humain. Une douceur nacrée, apaisante, converge au point de rencontre des verticale et horizontale qui structurent ce tableau. Maîtrise aussi de la composition. Et ces yeux vides qui regardent ailleurs.Cécité définitive ! Ce qui est montré nous échappe en silence (voir articles précédents). La palette des  » grands fonds » est celle, réunie, de la peinture du crâne. Cela parait tendrement comme une évidence, c’est du grand art !

Composition et résonnance chromatique du Schädel

La vanité est donc ce sentiment aigü et latent à la fois que ce monde n’est qu’une illusion de présence et que la mort en est l’inévitable sanction, l’inéluctable disparition définitive.

Nous passons…

Le crâne devient creux, vidé de ce qu’il a contenu de questions avec ou sans réponses, de prétentions, de déclarations, de contradictions, de mensonges, de joies, sans doute, mais éphémères et sans autre avenir que celui de l’os. Alors, à quoi bon parler d’art si ce n’est qu’entre rien et l’os blanchi, les hommes laissent des traces et que certaines sont la preuve que la lumière existe…

On m’a demandé en commentaire (agréable) de ce blog « qui j’étais pour écrire sur l’art et ce que je faisais » ?! Je vais donc tenter de répondre par un jeu « de mots et de peintures » me concernant sans pour autant tout livrer …

De manière abusive peut-être et sans doute par vanité je vais écrire sur mon travail d’artiste. De peintre essentiellement, non exclusivement. La peinture est un champ complexe de résonnances intimes, intérieures, dont j’essaie de faire émerger les singularités, dont je tente de traduire, en tant que peintre, un possible langage et que je prends -parfois -le risque d’exposer aux regards des autres, de l’Autre.

Mais l’exposition est aussi une mort de cette intimité, de ce silence et devient un chahut, une autre histoire. J’aurais l’occasion d’y revenir. Ma peinture est une sorte d’écriture qui accepterait la rature comme développement : mise en scène de signes sans cesse interrogés, déplacés, contre-dits, estompés, confirmés, dilatés, griffonnés, majestueux, ridicules, incisés, blessés, figurés puis ab/straits…féminins, variables et constants. Formé de façon classique et conventionnelle à l’art du paysage pendant mon enfance et adolescence, ce sont certains artistes rencontrés dans le monde interlope des nuits méditerranéennes qui m’ont conduit vers l’abstraction, vers la matière, les grands formats et le geste. Il fallait rompre, c’est une évidence, avec ce que je savais faire, pour aller vers ce que j’ignorais et que j’ai d’abord découvert et regardé chez les Autres avant toute autre chose. Et je suis tombé amoureux… Rencontres multiples, confrontations orageuses, séductions troublantes, et confirmation de certaines résonnances, d’artistes certains, au fin/fond de ma chapelle …

Volontairement dans le désordre, De Kooning, Alberto Burri, Tapiès, Pollock, Sloane, Sargent, O’Keeffe, Picabia, Stella, Dove,Stieglitz, Marsden Hartley, Ad Reinhardt mais aussi William Baziotes et Morris Louis, Franz Kline, Clyfford Still, Sam Francis, Jasper Johns et surtout Cy Twombly pour une fascination sans faille depuis la première exposition vue de lui à Beaubourg en 1988. Dans le cadre de l’école –des écoles devrais-je dire- j’ai pu rencontrer les acteurs, plus ou moins mao-marxistes, de support/surface (professeurs aux beaux-arts), les théoriciens et les bavards, les  » pour et les contre » (Babar et cunégonde chez Ben à Nice), les soumis et les résistants et quelques autres. Tout ce monde a bien entendu bousculé mes amours de jeunesse (à travers le prisme de « mon » époque) : Derain, Sérusier, Cézanne, Matisse, Picasso bien entendu, mais aussi Van Dongen, Alechinsky, Rafols Casamada, Bram VanVelde, plus Tzara que Duchamp, plus Gentileschi que Rubens, plus Marie Bracquemond que F. Bazille etc, etc…

Défiguration couchée 1985 H/P 75 x100 Coll. de l’artiste

Je ne sais pas véritablement pourquoi je peinds. En dehors des évidences qui me poussent à le faire, j’ai dû très tôt me demander quoi peindre et comment ? Grace aux affections ressenties pour certaines peintures réalisées par mes maîtres cités plus haut, entre De kooning et Twombly, j’ai pu rapidement percevoir que l’essentiel n’était pas le résultat obtenu d’un monde conventionnellement copié mais la seule aventure – jamais assurée- de la peinture elle-même. Encore fallait-il chercher et trouver un alaphabet qui me soit propre, un concept de travail qui puisse durer parce que ce que contient ce « travail » est vaste et généreux dans ses possibles approches et/ou déclinaisons. Les informels et gestuels américains avaient ma faveur mais il a fallu purger plutôt qu’imiter. Je m’en suis nourri cependant.. comme du reste.

Avec humilité et un minimum de culture.

Il est donc ici question de prétexte à peindre donc de pré-texte incitant à se mettre face au vertige du blanc, du silence, et de se livrer nu, sans trucage, sans spéculation sur quelques résultats que ce soit, puisqu’en lui même le résultat vaut moins que ce qui fait vivre, tout en sachant que, quoiqu’on fasse, on ne sera plus qu’un os ! Autant l’être élégamment …

 » remembering men « H/P 35×50 1983

Après la très spirituelle influence des américains, la « défiguration » , déconstruction des acquis a été une période où il me fallait casser les codes, désapprendre, et tenter de me créer un univers plastique, bousculé, convoquant le corps et au sein duquel je me retrouve. De nombreuses séries bousculant la convention formelle ont été mises en jeu se répondant l’une à l’autre, sans contemplation aucune.

Défiguration XVI 1984 H/C 80 x100

Il me faut trouver du sens à tout ce qui émerge. La réflexion précède et poursuit le travail. Mais quand la peinture se fait et se défait, il n’y a qu’elle qui me guide et légitime de poursuivre . Les instinctives intuitions du geste, de l’espace, la relative maîtrise de la main, que l’esprit conduit, sont observées de façon à ce qu’elles ne se suffisent pas d’elles-mêmes. J’ai commencé mon aventure (1983) à une époque où il n’était pas possible de peindre tout en ignorant ce qui se faisait avant, pendant et autour de soi. J’ai travaillé dans des ateliers ou les professeurs n’étaient pas ceux du « savoir-faire  » mais du « avoir-dire ». Je cherchais un savoir être .CQFD.

« Sweet Art  » VIII 1985 80x 80 H/T

Le plaisir s’éteignait face à la nécessité permanente de devoir justifier son travail. Les artistes en herbe se cherchaient un territoire en lisant « Art-Press ». La peinture disparaissait derrière les mots des critiques. La citation devenait un art en soi. Surtout ne pas être pris en flagrant délit d’ignorance …du milieu de l’art ! La nouvelle figuration faisait la nique aux conceptuels et théoriciens de Support/Surface, Ben expose Combas à Saint Etienne alors que ce dernier griffonait ses personnages pendant les cours de Dezeuze. Duchamp n’arrêtait pas de se cloner lui même (c’est sans doute cela le vrai ready-made !) dans allées des beaux arts. Les DRAC, FRAC, et consors prenaient doucement mais surement le pouvoir ! Les fonctionnaires de l’art s’installaient dans leurs bureaux aux ordres du ministère. Buren qui avait déclaré la « mort » de l’art avec BPMT (pas de message, pas de sensibilité) se remplissait les poches grace à Lang au palais « royal (!) « . Tout était, aussi, son contraire. S/S a été le dernier groupe d’artistes proposant une réflexion politique de l’art. Depuis c’est chacun pour soi. Ce ne sont plus les artistes qui se regroupent pour confraterniser mais les galeries, marchands, critiques, mécènes qui regroupent certains artistes sous des labels « commerciaux » et trient ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. L’efficacité capitaliste a t elle quelque chose à voir avec l’art ?

« Les filles de joie » et « sweet Art » H/T 200×300 et 160×200
Nantes / Nice (Aller/retour) 12 artistes 1986
Sans titre Mixte sur 1989 papier 53 x79

Donc, peindre était d’emblée une activité « suspecte » et il fallait se soumettre au verdict des « critiques » émergeants et féroces, car eux  » savaient » éliminer au plus vite ce qui ne rentrait pas dans le moule de la post-modernité à la mode (ironie, pastiche, caricature, public). Le mot vaut la chandelle car il ne dit rien de ce qu’il est sauf qu’il est « après » !? But post what exactly ,Sherlock ?!

Les « enfants » de Marcel (D.) ordonnent, de façon radicale, de soustraire, d’annuler la peinture (sauf si elle est parodiquement néokitsch) de l’avenir de l’art. Et pour citer Yves Michaud, que j’ai eu le plaisir d’avoir comme professeur :  » … l’Art d’aujourd’hui (2010) est devenu un gaz, invisible mais présent dans un monde où même la chirurgie est devenue esthétique.. »

sans titre 1986-1996 H/T 70×70 Coll.part.

Modestement il m’est apparu qu’il fallait au contraire additionner et se souvenir de tout : De l’espace, de la forme, de la figure, du signe, de la copie du monde, du plaggiat, du geste, de l’écriture, du concept, de la couleur, du volume, du semblant, du vrai, du trompe-l’œil, du simulacre, du support, de la surface, de la conformité, du collage, de l’ancien, du moderne, du corps, de l’esprit, de la rature, de la singularité donc…. de Picasso, Lavinia Fontana, Rembrandt, Gentilleschi, de Raphael, du Titien, de Vasari, de Masaccio, de Hanna Hoch, Marie Bashkirtseff, de Manet, Sérusier, Louise Brooks, Tzara, Isadora Duncan, Rimbaud, Satie, Turner, Kaspar Friedrich, Schiele, Kandinsky, Goya, Rothko, Dubuffet, Sargent, Saura, Stella,Frankenthaller, Philip Guston, Niki de saint Phalle, Hopper, Joan Mitchell, de Richter, de Newman, de Kiefer (et de tant d’autres auxquels je ne pense pas à l’instant où j’écris) par conséquent être conscient de la partie, du tout, du rien, de son contraire, du morceau  » du petit pan de mur jaune » pour les proustiens…

Mémoire contre amnésie, en quelque sorte…

1987 sans titre H/T 180 x220 Coll.part.

La mémoire est une action et pas une soumission. Connaitre et se souvenir constituent un chemin sensé et constructif car il s’appuie sur l’histoire des  » hommes ». La tabula rasa efface mais ne résout rien, au mieux elle aveugle !

Et puis il n’y a pas de certitude en Art et traiter (par exemple) Bouguereau d’académiste pompier et réactionnaire serait oublier que cet artiste là (mais d’autres à la même époque), résistait contre l’immédiateté d’un nouveau support qui est celui de la photographie. Comme nous, moi en tout cas, qui ne trouve pas l’image numérique contemporaine passionnante dans ce qu’elle révèle de l’homme si ce n’est son adaptabilité technologique à des process d’images. Donc le « nouveau » prétend tuer l’ancien. Méfions nous !!

Les années 80-99 m’ont permis de confirmer mes apprentissages : la logique  » atelier-expositions » fonctionnait assez bien même si les relations publiques autour de mon travail visaient davantage une reconnaissance illusoire que la confirmation d’une autonomie financière réconfortante, ce qui est déterminant. Le métier d’artiste est (était ?) une dépense exigeante sans gain, ou bien 3, 9, 18, 36 mois plus tard et encore…

Atelier Nantes 1983-1988

Mais les rencontres d’artistes, de critiques (avec la méfiance que je réservais à leurs propos souvent très caricaturaux) de lieux investis, de journalistes  » spécialisés », ont éclairé – souvent malgré eux cette période riche en satisfactions et en déceptions. Les articles de presse favorables voire élogieux, les ventes d’œuvres, les « récompenses  » (Grand Prix de Montrouge, Lauréat de Ceci ou de Cela, les interviews sans doute précoces) furent aussi la confirmation d’une grande solitude. Il manquait toujours un lien crédible et nourrissier entre la singularité de l’atelier et les feux de la rampe, bien vite éteints dès lors que je ne me soumettais pas à la bienséance de l’artiste docilement reconnaissant envers ces  » bienfaiteurs  » de … passage ! De Montpellier, à Marseille, puis à Nantes et Paris, j’ai rapidement compris les fonctionnements des aréopages fréquentés.

Dessin projet de sculpture monumentale 1991
Grand prix du salon de Montrouge- Paris 1992 H/T 200×300

Le lien amical avec Jacques Sauvageot fut essentiel par sa fidélité et son éclairage avisé. Sa singularité,( lui qui avait été un homme public) à voir les « choses de l’art » se mettre en place patiemment contrastait avec les précipitations périphériques à faire « évènement ».

La vie à Paris fût un mélange d’anxiété et de réconfort, m’immergeant avec prudence -mais parfois joies réelles- dans l’excitation très égocentrique d’une (petite) chapelle regroupant des artistes  » internationaux » et des critiques-journalistes « officiels ».

Atelier Paris (vue partielle) 1990 -1995
Sans titre H/P 79 x 100 1993

Nous ne manquions rien de CE qu’il fallait voir (où de l’endroit où il fallait  » être » ) et cette petite communauté de « copains avait l’étonnante singularité de rassembler en une quinzaine de personnes, toute la réalité « économique » de l’art : des artistes bien évidemment, des critiques/journalistes, des galeristes et même des assistants (à l’époque) de commissaires priseurs (célèbres). Aujourd’hui tout ceci a explosé, chacun est parti de son côté (nouvelles alliances ! ) et cette richesse potentielle (sans jeu de mots) a été pour ma part vaine et close sans autre bénéfice que le regret que ces liens (pour les meilleurs) n’aient pas duré.

Sans titre. H/T 180 x 220 1996 Coll.part.

A partir de là, je n’ai compté que sur moi même et sur ma muse éclairante, Ségolène. J’ai fais l’expérience de la flamme de la bougie qui s’éteind soufflée par celui qui se plaint qu’il n’y ait plus de lumière. Métaphore (de l’abandon) un peu radicale mais en correspondance avec la réalité. Dès lors, je n’ai fait que peindre et travailler sans autre manifestation que de produire quelque chose qui me regarde et me rende digne, le monde turbulent, bavard, bruyant, agité et mondain s’est occupé de Lui, sans moi ! On m’a déclaré un jour, (après quelques années sans nouvelles de personne alors que j’allais souvent par amitié et curiosité aux vernissages des Autres), que j’avais disparu des radars !!! (Les Amis du Musée de Nantes, qui sont aussi des amis de l’aéronautique mais pas particulièrement des peintres.) . Plus un seul journaliste, plus d’institutions, plus de critiques, d’artistes ( je n’oublie pas les 200 ou 300 personnes souvent présentes) lors des expositions que nous réalisions Segolène et moi, avec des moyens limités et dans des lieux en jachère. Sans Elle, je me serais épuisé face à cette exclusion jamais expliquée.

Je découvrais que j’étais Hors Réseau. La Drac ne consultait pas ses  » archives », m’a t-on dit, et le Frac devenant très  » postmoderne « , chérissant les « installations » et les artistes  » Facebook » n’avait pas le temps… de le perdre!

Mais peu importe ce qui se passe dans les nombreuses mondanités artistiques. Je travaille donc depuis 30 ans afin de gagner ma vie, en acceptant cette histoire d’artiste « ordinaire » . Mais la peinture s’est mise en marge plus que je ne le souhaitais car quand on est pas dans la lumière même artificielle c’est qu’on est dans l’ombre. Et le silence est parfois assourdissant.

Mais je suis et demeure également en résistance.  Vivant .  Et la peinture me survivra.

En attendant l’os…et celui qui le ronge!

« Landscape IV 1998 H/P 70×90

Quelques collectionneurs fidèles et discrets vivent avec « un peu de moi chez eux », un public fidèle (ce qui est honorable quand je n’expose que tous les quatre ou cinq ans) me permettent de ne jamais négliger cette aventure. Des amis, des amateurs, des inconnus prennent le temps de regarder mes œuvres, l’air heureux. Nous avons donc la peinture en chair commune..

« 3 figures » H/T 120 x120 1999
dessin Mixte sur papier 75 x98 2004

Cette brève histoire, longue à lire sans doute, justifie que je puisse (encore avec vanité ) non seulement continuer autant que possible à peindre car mon atelier est presque quotidiennement en  » service » mais que je profite du temps que je trouve pour accompagner ce travail d’un commentaire, modeste mais honnête, sur l’art. Je peindrai très prochainement une vanité, (ou plusieurs car j’aime la déclinaison) . Je ne sais si j’ai répondu à la question initiale mais résumer c’est nécessairement atrophier. Merci de m’avoir supporté jusque là.

femmes en paysage H/B 150 x200 2017

2 commentaires sur “La vanité (de parler de soi)…

  1. Partisan?? je ne sais pas , en tous cas honnête voir objectif pour qui a approché ou reste attentif à ce qui se montre, se dit , se fait aujourd’hui en la matière (quelle matière??).
    Vanité?? Beau parcours en tous cas, vous n’avez pas à vous en plaindre; plutôt à vous féliciter d’être en dehors des clous luxueusement marketés de l’art même si la solitude est parfois pesante car vous ne seriez pas là, plus là! pour en parler avec autant de passion, de clairvoyance, de modestie.
    Très belle vanité de Richter soit dit en passant… impatient que vous nous donniez à apercevoir les vôtres revisitées, déclinées, mais seront-elles compatibles avec l’ univers résolument féminin qui semble être au coeur de votre propre pratique artistique?
    enfin! tout cela n’est qu’un prétexte pour peindre, non??…
    « l’os et celui qui le ronge », excessivement mortifère…comme vous y allez!! allez-y mollo..

    pS: je vous recommande d’aller voir la petite huile sur panneau  » vanité » de 1935 de Tal Coat, peintre que vous connaissez sans doute.

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  2. Merci très sincèrement de vos mots qui au delà de leur pertinence sont un réconfort à l’idée de parler dans le vide. ( celui qui suit sans doute l’image de » l’os rongé » que vous avez trouvé excessive. Il n’était pas question là d’anthropophagie mais de recyclage). Merci donc et soyez rassuré mon univers n’est pas exclusivement féminin mais orienté vers ce que ce dernier peut apporter à deux millénaires de machisme  » religieux », excusé en permanence et reconduit sans un iota de modestie lucide. Oui je connais les vanités de Tal coat vues très recmmment au musée de Pont Aven mais je suis  » tombé » ébloui par ses « portraits sans visage « qui sont aussi une juste visualisation de l’absence et de la mort (sublimée ). Merci encore de votre correspondance. Respectueusement, Philmari.

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